Le syndrome de l’intestin irritable

Photo by nepomuk-si - Le syndrome de l'intestin irritable

Au début de l’année est sorti le livre Syndrome de l’intestin irritable * de Mélanie Duféey, naturopathe et créatrice du blog Chaudron Pastel. Le titre m’a tout de suite interpellée, moi qui souffre de soucis intestinaux chroniques depuis l’enfance. Bien que le sujet ne dégage pas un haut potentiel de séduction, je me suis plongée avidement dans ce livre et en suis ressortie pleine de reconnaissance envers le formidable travail de Mélanie.

Des diagnostics aléatoires et beaucoup de souffrance

Je vous ai déjà raconté que je suis émétophobe au dernier degré. Cette phobie, couplée à une grande sensibilité qui se répercute immédiatement sur mon système digestif, ne me facilite pas la vie et déséquilibre encore régulièrement ma façon de m’alimenter. Cela entraîne évidemment de nouveaux troubles, qui nourrissent mon stress et ainsi de suite.

J’ai connu des périodes d’angoisse et de douleurs permanentes, pendant lesquelles on m’a souvent rétorqué que mes problèmes étaient psychosomatiques – merci, au revoir. Je flirtais avec l’anorexie, mais une anorexie jamais comprise pour ce qu’elle était. Pour tout le monde, se priver de manger est un caprice pour perdre du poids, disparaître, se punir (ou punir ses parents), voire pour faire l’intéressant.e.

Il est vrai qu’avoir mal au ventre en permanence est extrêmement intéressant, n’est-ce pas ? Je suis même persuadée qu’à l’heure qu’il est, vous enviez mes tribulations gastriques…

(J’espère que non, pour votre santé physique et mentale.)

Le livre de Mélanie Duféey, un soulagement

Passons maintenant au livre, qui se compose de trois parties :

  • « Vivre avec le syndrome de l’intestin irritable » nous entraîne à la découverte de notre système digestif, des médecines douces et des gestes simples à mettre en place au quotidien pour se sentir mieux.
  • « Conseils et astuces alimentaires » se focalise comme son titre l’indique sur notre façon de nous nourrir et sur les aliments qui soulagent ou aggravent l’irritation de l’intestin. C’est une partie très intéressante dans laquelle j’ai découvert qu’il est préférable de manger chaud quand on est atteint du SII, et que le poivre (que j’utilisais beaucoup en cuisine) est déconseillé…
  • Enfin, la troisième partie propose une cinquantaine de recettes déclinables en plusieurs variantes. Et ça, c’est le moment miam 😉

Très bienveillante, la plume de Mélanie use de pédagogie douce pour nous inciter à nous reconnecter à notre corps. Atteinte elle-même du SII, elle partage tous ses outils pour soulager la douleur et éviter les crises. Il ne tient ensuite qu’à nous de modifier petit à petit nos habitudes afin de cohabiter le plus paisiblement possible avec ce syndrome (qui à l’heure actuelle ne se guérit pas).

Mon expérience suite à cette lecture

Eh oui, on reparle de moi… Puisque tout tourne réellement autour de mon nombril, pour une fois 😉

J’ai d’abord lu ce livre attentivement, en notant quelques astuces faciles à intégrer dans mon quotidien. J’ai par exemple adopté le porridge au petit déjeuner, et je note que je me sens calée, mais pas lourde comme quand je mangeais du granola ou du müesli. J’ai aussi moins de fringales matinales (donc je grignote moins).

J’ai ensuite intégré des aliments nouveaux dans ma cuisine, comme l’huile de chanvre et la spiruline (je ne cache pas que leur coût peut être dissuasif). J’ai appris à utiliser davantage les épices de mon placard, et je suis désormais capable d’identifier plus rapidement les aliments qui ne me conviennent pas, ceux qui me font souffrir presque à tous les coups.

Les recettes de Mélanie m’ont enthousiasmée. J’en ai testé plusieurs, notamment le riz au lait express (un délice) et les crèmes de légumes (adaptées avec ce que j’avais sous la main).

Ces petits pas étaient assez faciles. J’ai plus de mal avec le massage du ventre, que je zappe toujours, et avec l’exercice physique (même si je marche souvent). Mais je ne désespère pas !

Au final, j’ai l’impression d’avancer petit à petit vers un timide mieux-être. J’ai acquis de nouvelles compétences, un savoir utile qui me permet de ne plus (trop) me perdre dans la jungle des injonctions alimentaires. Et je ne compte plus sur un miracle : se sentir mieux exige un minimum de discipline…

Connaissiez-vous ce syndrome ?

* Livre reçu en service de presse