Mes dernières (meilleures) lectures #3

Photo by CongerDesign - Lectures estivales

Voici la troisième chronique de mes dernières lectures, avec j’espère de belles idées pour les vacances. Côté lecture, ces deux derniers mois ont été marqués par quelques déceptions, notamment un second tome qui n’a pas tenu ses promesses et que je n’ai pas réussi à terminer. Mais heureusement, j’ai déniché suffisamment de bons livres pour m’occuper, m’évader et réfléchir. Je vous laisse les découvrir !

No home, de Yaa Gasi : J’ai emprunté ce livre un peu par hasard, parce qu’il était mis en avant à la médiathèque et que le résumé m’intriguait. L’auteure, afro-américaine, aborde le thème de l’esclavage sur plusieurs générations, depuis Effia et Esi, deux sœurs séparées, jusqu’à leurs descendants, Marjorie et Marcus. J’ai été horrifiée de toute la souffrance contenue dans ces pages, et pourtant j’ai senti l’espoir palpiter en arrière-plan. J’ai aimé traverser les siècles et faire connaissance avec tous les personnages successivement, même si c’est déconcertant au départ. C’est vraiment un livre qui, une fois refermé, laisse une impression très forte.

La Passe-miroir, tomes 1 et 2, de Christelle Dabos : j’ai vu passer beaucoup de bons avis sur ces livres, alors j’ai fini par les lire à mon tour. J’ai bien fait ! J’ai suivi avec passion les aventures de la timide et terne Ophélie qui, au fil des pages, se révèle ni si timide ni si terne. Mariée de force à un haut fonctionnaire, expédiée dans une région très lointaine, Ophélie apprend à vivre à la Cour et, surtout, à y survivre. Car les embûches sont nombreuses ! Heureusement, la jeune fille possède des pouvoirs, dont celui de traverser les miroirs. J’ai hâte de découvrir la suite de ses aventures, même s’il paraît que le troisième tome est un peu moins « prenant » que les deux premiers…

Selfies, de Jussi Adler-Olsen : je ne lis plus beaucoup de thrillers (je trouve cela bien trop violent depuis que j’ai arrêté la viande), mais je ne rate pas les nouvelles parutions de mes auteurs préférés – dont Jussi Adler-Olsen fait partie. Comme d’habitude, j’ai savouré ma lecture, bien que j’aie trouvé l’histoire plutôt sordide, avec des filles frivoles qui touchent les aides sociales et Rose, l’assistante de Carl Mørck, qui file un très mauvais coton. La fin est très émouvante… mais je n’en dis pas plus. Si vous ne connaissez pas encore l’équipe du Département V, je vous conseille de commencer par le tome 1, Miséricorde, pour apprendre à la connaître au fil des enquêtes.

Quand sort la recluse, de Fred Vargas : j’attendais avec impatience la sortie de ce livre, car je raffole de l’écriture originale de Fred Vargas et de ses personnages complètement barrés. J’ai eu plaisir à retrouver Adamsberg et toute la clique dans une enquête finalement plus riche en « blaps » (scarabées puants) qu’en araignées. Cependant, je dois reconnaître que l’intrigue est bien trop alambiquée et invraisemblable – encore plus que d’habitude, c’est dire. Si pour ma part j’ai été embarquée jusqu’au bout, je pense qu’il faut être fan de l’auteure pour adhérer à cet opus !

Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages, de Sylvain Tesson : j’ai eu un coup de cœur pour ce petit livre rempli de sagesse et de poésie. Quelques mots suffisent à Sylvain Tesson pour évoquer le voyage, stimuler la réflexion ou tirer un sourire doux-amer au lecteur. J’ai picoré ce livre en quelques jours et je le garde à portée de main pour y revenir. J’ai adoré les magnifiques illustrations – des peintures originales de Michel Pinosa – qui viennent ponctuer les pages de leur beauté sombre et énigmatique.

Écopsychologie – Retrouver notre lien avec la Terre *, de Michel Maxime Egger : voici un livre essentiel pour comprendre cette « nouvelle » discipline qu’est l’écopsychologie. Selon les écopsychologues, notre planète est malade et nous le ressentons inconsciemment. Cela expliquerait les dépressions qui nous touchent individuellement, mais aussi le mal-être latent de nos sociétés modernes. Pour retrouver la santé et guérir la planète, nous devons retrouver notre lien primordial à la Terre, que nous avons perdu. Devenus des êtres technologiques, des consommateurs avides et influençables, des individus coupés du rythme des saisons et engagés dans une course insensée, nous avons oublié que nos comportements impactent les ressources de la planète et épuisent ses richesses. Je pense que ce petit livre initiatique permet de comprendre beaucoup de nos paradoxes, de nos malaises et de nos souffrances actuels. À lire !

Qu’allez-vous lire cet été ?

* Livre reçu en service de presse