Le féminin que nous sommes

Photo by Kim Dae Jeung - Le féminin que nous sommes

Avertissement : cet article s’adresse principalement à mes lectrices, même si les rares hommes (et les éventuels transgenres) qui traînent sur ces pages peuvent aussi y trouver matière à réflexion 🙂

Je suis née fille et j’ai grandi sans m’attarder sur ce que cela voulait dire. Je ne me suis jamais sentie inférieure ni supérieure aux hommes, je n’ai jamais été confrontée de trop près au sexisme (encore que) et je considère que j’ai de la chance d’être « libre ». Pourtant, il semblerait qu’une part de ma féminité sommeille encore dans un carton poussiéreux – et qu’il est grand temps que je la ressorte…

Je suis (pas vraiment) contente d’être une femme…

C’était en 2015. Je prenais des séances de kinésiologie pour remonter la pente après mon burn-out. Ma thérapeute a exhumé cette colère dont je n’étais pas consciente, et qui avait pour objet ma propre féminité. Selon elle, j’étais mécontente d’être une femme.

Première nouvelle.

En creusant un peu, j’ai constaté qu’en effet, être une femme implique pas mal de contraintes, notamment celle d’être en permanence sous contraception pour éviter de tomber enceinte. Devenir maman n’étant pas dans mes projets – jamais –, je me suis pliée à la pilule, à l’implant contraceptif et au stérilet. Avant de comprendre que tout cela ne réussissait pas vraiment à mon corps…

Et puis, être une femme, c’est aussi supporter les menstruations et leur cortège de fatigue, d’inconfort et de douleur parfois. Choisir des vêtements qui cachent la zone en travaux, porter des tampons ou des serviettes bourrés de produits chimiques, chercher un endroit pour se changer discrètement… Il est évident que les hommes ne connaissent pas ces « joies » !

Et je ne parle même pas des femmes qui subissent des violences ou vivent sous le joug d’une société patriarcale d’un autre temps.

Peut-être que je n’étais pas si heureuse que ça d’être une femme, finalement.

Voyage initiatique vers le féminin sacré

J’avais donc exhumé tout ça, mais… je n’y croyais qu’à moitié. Comme je le disais plus haut, je ne me suis jamais sentie fondamentalement différente des hommes, donc je n’avais pas envie d’aller me dénicher des faiblesses qui justifieraient un regard condescendant de leur part, merci bien.

J’ai continué ma vie tout pareil (ou presque) jusqu’à cette année. En janvier, quelque chose a remué en moi, quelque chose s’est réveillé. J’ai subitement eu envie de me documenter sur « tout ça » : cycle menstruel, physiologie, sexualité, puissance du féminin…

Les mots de ma kinésiologue me sont revenus et j’ai compris qu’effectivement, depuis le début, je n’ai fait que composer avec mon sexe de naissance, sans jamais m’approprier vraiment son pouvoir. Ni physiquement, ni symboliquement.

Saperlipopette. Il était temps de muter !

À 36 ans, je crois que je deviens une femme.

Une vraie.

Ressources utiles pour les femmes qui veulent être des femmes

Un périnée heureux, c’est possible ! *, d’Efféa Aguiléra : ce livre est tombé à pic pour m’expliquer les secrets de mon périnée, cette partie de mon corps que je connais sans connaître, comme beaucoup de femmes. Après une petite leçon d’anatomie très utile malgré les illustrations peu lisibles, l’auteure approfondit le rôle du périnée dans notre posture, notre sexualité, etc. Elle explique également que les choix que nous faisons et les émotions que nous vivons influencent la tonicité de notre précieux plancher pelvien. Si je n’ai pas encore testé les exercices proposés, car je ne suis pas encore prête, ce n’est qu’une question de temps. C’est prometteur, assurément.

Juste après la lecture du livre d’Efféa Aguiléra, j’ai eu la chance de pouvoir tester gratuitement la formation Kiffe ton Cycle ! de Gaëlle Baldassari. Là encore, c’était pile ce qui répondait à une de mes attentes inconscientes. Riche en vidéos courtes et instructives, cette formation m’a permis de comprendre la beauté de mon cycle menstruel, composé de quatre phases bien distinctes. Ces quatre phases, si on les respecte, nous permettent de déployer pleinement notre potentiel et de mieux nous accepter. J’ai eu beaucoup de plaisir à réaliser que je suis bien plus puissante que je ne le pensais, et que je peux y aller en douceur pour augmenter cette puissance naturelle 🙂

La puissance du féminin *, de Camille Sfez : en parlant de puissance, ce livre m’a donné envie de me reconnecter à mon essence féminine, de réapprivoiser mon corps sans complexe ni fausse pudeur, d’écouter la sagesse de mes ancêtres femmes, d’embrasser ma nature cyclique, etc. Les femmes modernes se sont coupées de leur pouvoir féminin, soit parce que celui-ci était mal vu, soit parce qu’elles ont préféré fonctionner « comme des hommes » pour réussir professionnellement. Mais je crois que nous gagnerions beaucoup à retrouver notre authenticité, afin que notre réussite ne soit plus basée sur la négation d’une partie (puissante) de nous-mêmes…

Acceptez-vous votre féminité ? Avez-vous conscience de votre nature cyclique ? Connaissez-vous vos précieuses forces féminines ? Je suis curieuse de savoir où vous en êtes sur ce chemin…

* Livres reçus en service de presse