Le minimalisme est une nécessité écologique, pas une mode

Photo by RitaE - Moins consommer pour moins polluer

Ceci est le troisième et dernier article que je présente dans le cadre de l’éco-défi « Faire le vide chez soi » proposé par Natasha sur son blog Échos verts. Vous pouvez aussi lire mon témoignage sur mon cheminement minimaliste ici.

Vous avez vu dans le premier article de cette série que le minimalisme et la simplicité peuvent littéralement changer la vie. Mais n’oublions pas que la planète aussi peut grandement bénéficier de cette nouvelle habitude !

Un retour aux sources qui profite à tous

Je pense que le minimalisme et le retour à la simplicité ne devraient pas être considérés comme une mode passagère. En réalité, c’est un courant bien plus profond, et ceux qui ne l’ont pas compris passent à côté de quelque chose de fondamental.

Les personnes influencées par les tendances font le vide uniquement pour racheter encore plus après. Souvent, elles laissent tomber le minimalisme au bout de quelques mois. Cela représente trop d’effort pour elles, car elles n’ont pas poussé la réflexion assez loin. Elles ne se sont pas suffisamment questionnées sur leurs vrais besoins ni sur les véritables enjeux de leur consommation.

La planète fait face à des menaces environnementales et sociales des plus sérieuses. Nous devons prendre connaissance des alternatives à la consommation « classique », nous devons prendre conscience de l’impact de chacun de nos gestes. Pas pour finir paralysés par la peur, mais pour mettre en place des gestes simples, à la hauteur de nos moyens et qui peuvent – peut-être – encore tout changer.

Vivre minimaliste, c’est savoir limiter et mûrir nos achats, dans une optique pouvant profiter à tout le monde. Et je dis bien tout le monde, en France comme au fin fond de la forêt amazonienne qui, rappelons-le, se réduit comme peau de chagrin jour après jour.

Aujourd’hui, « loin des yeux » ne signifie plus « loin du cœur », vous savez ?

Si nous sommes privilégiés, nous avons aussi des responsabilités

Pouvoir choisir est à la fois un grand privilège et une énorme responsabilité. Je suis bien consciente de ressembler (encore !) à une épouvantable mère-la-morale en écrivant cela, mais c’est pourtant vrai…

En Occident, en France notamment, nous avons la possibilité (au moins virtuelle) d’acheter, chaque jour, une profusion de nourriture, de fringues, de produits de beauté, d’objets décoratifs, de matériel pour nos loisirs… Nous avons du choix partout.

Nous avons le choix.

Nous sommes extrêmement privilégiés. Mais cela ne va pas sans quelques responsabilités. Par exemple, à chaque fois que nous cherchons le meilleur prix, nous tirons un trait sur la qualité, l’éthique, l’emploi et/ou la santé.

Pour arrêter ce jeu de massacre, voici quelques pistes à explorer :

  • Diminuons nos besoins. Mis à part respirer, boire, manger, dormir et nous abriter, nous avons très peu de besoins à combler, quand on y réfléchit bien. Et le plus fort, c’est que ces besoins vitaux peuvent être comblés « simplement » avec de l’air pur, de l’eau potable, des aliments frais non transformés et un logement minimaliste. Pas besoin d’aller dans un supermarché pour ça.
  • Raisonnons nos achats au quotidien, en nous rappelant que toutes nos envies ne sont pas bonnes à satisfaire – surtout pas celles qui surgissent au détour d’une pub !
  • Limitons le recours aux produits industriels. Débrouillons-nous pour créer plutôt nous-mêmes, dans la mesure de nos moyens, et cuisinons le plus possible (végétal de préférence).
  • Récupérons, réparons, échangeons, louons ou achetons d’occasion tout ce que nous pouvons. Si nous n’en avons pas la possibilité, tâchons d’opter pour des produits de très bonne qualité, si possible biologiques et/ou éthiques.

Êtes-vous prêt.e à prendre vos responsabilités de consommateur.trice minimaliste ?