Noël ?

Photo by kaboompics-com - Que reste-t-il de la magie de Noël ?

Quand j’étais petite, j’adorais la période des fêtes. Cela commençait avec le calendrier de l’Avent et ses petits chocolats fondants, puis nous décorions le sapin et la maison en famille, dans la joie et la complicité. Le réveillon était ensuite l’occasion de déguster des fruits de mer, des petits plats élaborés et une succulente bûche, sans excès toutefois, parce que se rendre malade n’est pas festif du tout, en tout cas pas chez nous. Et puis au matin, découvrir les cadeaux et les sourires sous le sapin, avant de nous rendre chez nos grands-parents pour voir toute la famille (et échanger d’autres cadeaux).

Les bons souvenirs sentent le sapin…

Au fil des années et des aléas de la vie, la magie s’est estompée, les liens familiaux relâchés. J’ai déménagé à 400 km et il est devenu compliqué de m’organiser pour venir passer Noël « chez moi ». J’ai fini par redouter cette période, culpabilisant vaguement de ne pas profiter de ma famille et de son ambiance si détendue – systématiquement, quelqu’un crie ou fait la gueule dans le quart d’heure qui suit mon arrivée, c’est une coutume autochtone assez déconcertante pour un observateur extérieur…

J’ai fini aussi par être dégoûtée de toute cette agitation mercantile, quand la consommation débridée devient reine et que des guirlandes d’abrutis (dont il m’arrive hélas de faire partie) colonisent les magasins en quête de cadeaux inutiles (ou tout simplement moches). Sans parler du cruel foie gras, du chapon et de tous ces animaux qui perdent la vie pour que nous bénéficiions du douteux privilège de les vomir à la fin du réveillon (sauf chez les émétophobes orthodoxes que nous sommes, pitié).

Bref, Noël, ça me fout les boules !

Vers fin septembre, début octobre, je commence à stresser et à me demander comment fuir toute cette magie de moldu fébrilité réglementée. Je prie pour disparaître miraculeusement, pour sauter le mois de décembre et atterrir directement en janvier. Dites, mon Dieu, ce serait pas possible de m’engloutir juste quelques jours dans une faille spatio-temporelle, disons du 20 décembre au 2 janvier ? Non ? Même pas si je promets de tenir toutes mes bonnes résolutions cette année ? … ?

Zut.

Je ne sais pas encore comment je vais passer les fêtes cette année (gnnii), mais je sais que plus rien ne sera « comme avant » de toute façon. Je n’ai plus 6 ans, 12 frais printemps ni 18 piges. Je réalise que j’ai beaucoup de mal à accepter certains changements, surtout à cette époque de l’année, lorsque la nostalgie se fait intense. Je suis en train de vieillir, alors que je n’ai jamais grandi. A little dreamy girl with worry-white hair…

Stop ! Loin de moi l’idée de vous dégoûter de Noël et des festivités. J’écris simplement cet article pour vous informer que je ne publierai pas d’article « spécial fêtes de fin d’année » sur ce blog. Je suis prévenante et logique, pas vrai ?

Que cela ne vous empêche pas d’en profiter, en famille ou entre amis, et de préférence dans un esprit écoresponsable (ça ne fera de mal à personne) 😉

C’est comment, Noël, chez vous ? Fête très attendue ou corvée redoutée ?